Pour une réelle solidarité syndicale avec les luttes des travailleuses du sexe

Au Québec, plusieurs syndicats ont historiquement pris des positions anti-travail du sexe et milité activement pour la criminalisation des clients et des tierces parties. Plutôt que de se solidariser avec d’autres travailleuses en lutte, ces positions ont reconduit un mépris de classe comme quoi nous serions des victimes à sauver plutôt que des travailleuses exploitées, au même titre que les autres syndiqué·es. 

L’entre-deux

L’organisation entre collègues sur leur milieu de travail semble être la seule issue pour dépasser les stratégies de compartimentation des luttes et de division des travailleurs et travailleuses. Les expériences diversifiées de chacun·e sont des forces, et non des obstacles à l’unité.

Le salaire est politique

La crise inflationniste post-2020 a frappé fort. On se le répète, il suffit d’aller à l’épicerie pour s’en rendre compte. Cette situation n’est pas étrangère au niveau de mobilisation auquel nous avons assisté à l’automne dernier dans le secteur public. Elle explique en partie aussi l’appui de la population aux revendications salariales. D’ailleurs, le secteur public n’est pas seul à voir le nombre de ses journées de grève augmenter.

La stratégie de la mouette rieuse

En marge du mouvement de l’automne 2023, il y a ceux qui ont laissé les autres faire la grève à leur place. C’est le cas du SPGQ et du SFPQ.

À celles et ceux qui ont atteint leur limite

Par Valérie Simard | Sans détours et sans équivoque : nous refusons de faire un travail qui demande du soin et de l’attention dans des conditions qui nous poussent vers la maltraitance ; nous refusons de suivre une cadence qui nous rend malades ; nous refusons de mettre notre sécurité en péril dans des locaux vétustes.